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Lire en francais' Journal
 
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Below are the 18 most recent journal entries recorded in Lire en francais' LiveJournal:

Friday, April 9th, 2010
12:16 pm
[glycyrrhiza]
"DANS LE FEU DE SON AME"
Презентация книги поэта и художника Бруно Нивера
«Dans le feu de ton ȃme» («В огне твоей души»).
Книга, вышедшая в московском издетельстве "Зебра Е" - этосборник стихов и стихокартин,
Последние - синтетический литературно-художественный жанр,
созданный самим Бруно Нивером.
Бруно Нивер - французский поэт, художник, актер и перформер,
долгое время живущий в Москве. Обе страны - Франция и Россия - стали ему родными,
вдохновляют его сразу две культуры и два языка.
На презентации автор продекламирует свои стихи и побеседует с публикой.
Ждем Вас 16 апреля 2010 г. в 19 часов в книжном магазине «Панглосс».
Большой Черкасский пер., 13/14, стр.4 АБВ


La présentation du livre de Bruno Niver.
«Dans le feu de ton ȃme» (Maison d'édition "Zebra E").
C'est un livre des poèmes et de tableaux-poèmes, qui sont l’expression visuelle de sa poésie.
Bruno Niver Poète, chanteur, peintre, couturier et acteur français installé depuis longtemps à Moscou.
Les deux pays - la France et la Russie - se sont devenus proches pour lui. Deux cultures et deux langues l'inspirent en même temps.
Au cours la présentations l'auteur déclamera ses vers et répondra aux questions du public.
Nous vous attendons le 16 avril 2010 à 19 heures à la librairie "Pangloss".
Tcherkassky pereoulok, 13/14 - 4 АБВ

Sunday, December 27th, 2009
11:47 am
[mudravrik]
singing_french
А если я повешу аудио и текст песни - будут желающие переводить?
Есть, конечно, шанс загубить песню - зато это хороший подход к изучению языка, тем более, если база уже есть.
Saturday, April 11th, 2009
11:17 am
[dimrub]
Le Petit Prince - VII
Ну что же, продолжаем по плану.

Read more...Collapse )
Wednesday, April 1st, 2009
12:58 pm
[dimrub]
Le petit prince VI
Сегодняшняя глава совсем малюсенькая, так что желающие смогут разделаться с ней, и затем наверстать упущенное. Комменты я решил больше не скринить: просто не смотрите в них раньше времени, и будет вам щастье. Насчет ресурсов: лично я пользуюсь вот этим словарем. Хорош он тем, что распознает не только словарные формы.

Read more...Collapse )
Tuesday, March 31st, 2009
6:54 pm
[dimrub]
Ну что?
Последний раз спрашиваю, ждать еще переводов 5-й главы - или постить 6-ю?
Tuesday, March 24th, 2009
9:59 pm
[dimrub]
Что, сдулись?
На последнюю главу пришел только один перевод. Что, всем остальным надоело?
Tuesday, March 17th, 2009
4:58 pm
[dimrub]
Le Petit Prince - V
Ой, забыл в субботу выложить очередную главу (а вы, негодяи, мне ничего и не сказали!) Отскринил комменты в предыдущем посте. Вот очередная порция:

Chaque jour j’apprennais quelque chose sur la planète, sur le départ, sur le voyageCollapse )
Saturday, March 7th, 2009
11:15 pm
[dimrub]
Friday, February 27th, 2009
8:27 pm
[dimrub]
Le petit prince - III
Как оказалось, комменты в предыдущем посте заскринить забыл. Ну, будем считать, что я их расскринил. Очередная порция перевода предлагается вашему вниманию.

Il me fallut longtemps pour comprendre d’où il venaitCollapse )
10:17 am
[oblomov_jerusal]
10:09 am
[oblomov_jerusal]
Saturday, February 21st, 2009
9:16 pm
[dimrub]
Le petit prince - II
J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassé dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours.

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :…

« S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !

— Hein !

— Dessine-moi un mouton… »

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire de lui.

Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n’est pas de ma faute. J’avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis :

« Mais qu’est-ce que tu fais là ? »

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse :

« S’il vous plaît… dessine-moi un mouton… »

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié la géographie, l’histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

« Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton. »

Comme je n’avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l’un des deux seuls dessins dont j’étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d’entendre le petit bonhomme me répondre :

« Non ! Non ! Je ne veux pas d’un éléphant dans un boa. Un boa c’est très dangereux, et un éléphant c’est très encombrant. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’un mouton. Dessine-moi un mouton. »

Alors j’ai dessiné.

Il regarda attentivement, puis :

« Non ! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre. »

Je dessinai :

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence :

« Tu vois bien… ce n’est pas un mouton, c’est un bélier. Il a des cornes… »

Je refis donc encore mon dessin :

Mais il fut refusé, comme les précédents :

« Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps. »

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci :

Et je lançai :

« Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans. »

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon jeune juge :

« C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton ?

— Pourquoi ?

— Parce que chez moi c’est tout petit…

— Ça suffira sûrement. Je t’ai donné un tout petit mouton. »

Il pencha la tête vers le dessin :

« Pas si petit que ça… Tiens ! Il s’est endormi… »

Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.
12:08 am
[dimrub]
I - unscreen
Комменты в предыдущем посте раскрыты. Скажите, кто-нибудь может объяснить, что означает Je me mettais à sa portée?

Завтра выложу следующую главу. Трепещите Готовьтесь!
Thursday, February 19th, 2009
9:56 pm
[oblomov_jerusal]
Паскаль,Les Provinciales
Паскаль, "Провинциальные письма". Первое письмо, взято отсюда. Открою комменты через неделю Read more...Collapse )
Sunday, February 15th, 2009
6:54 pm
[oblomov_jerusal]
У кого-нибудь есть желание начать группу по какому-нибудь философскому тексту?
Saturday, February 14th, 2009
11:42 pm
[dimrub]
I
Очередная порция для перевода. На этот раз посложнее (и подлиннее), чем предыдущая (хотя, конечно, когда помнишь содержание, переводить намного легче).

Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la forêt vierge qui s’appelait Histoires vécues. Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve. Voilà la copie du dessin.

On disait dans le livre : « Les serpents boas avalent leur proie tout entière, sans la mâcher. Ensuite ils ne peuvent plus bouger et ils dorment pendant les six mois de leur digestion ».

J’ai alors beaucoup réfléchi sur les aventures de la jungle et, à mon tour, j’ai réussi, avec un crayon de couleur, à tracer mon premier dessin. Mon dessin numéro 1. Il était comme ça :

J’ai montré mon chef-d’œuvre aux grandes personnes et je leur ai demandé si mon dessin leur faisait peur.

Elles m’ont répondu : « Pourquoi un chapeau ferait-il peur ? »

Mon dessin ne représentait pas un chapeau. Il représentait un serpent boa qui digérait un éléphant. J’ai alors dessiné l’intérieur du serpent boa, afin que les grandes personnes puissent comprendre. Elles ont toujours besoin d’explications. Mon dessin numéro 2 était comme ça :

Les grandes personnes m’ont conseillé de laisser de côté les dessins de serpents boas ouverts ou fermés, et de m’intéresser plutôt à la géographie, à l’histoire, au calcul et à la grammaire. C’est ainsi que j’ai abandonné, à l’âge de six ans, une magnifique carrière de peintre. J’avais été découragé par l’insuccès de mon dessin numéro 1 et de mon dessin numéro 2. Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatigant, pour les enfants, de toujours leur donner des explications…

J’ai donc dû choisir un autre métier et j’ai appris à piloter des avions. J’ai volé un peu partout dans le monde. Et la géographie, c’est exact, m’a beaucoup servi. Je savais reconnaître, du premier coup d’œil, la Chine de l’Arizona. C’est utile, si l’on s’est égaré pendant la nuit.

J’ai ainsi eu, au cours de ma vie, des tas de contacts avec des tas de gens sérieux. J’ai beaucoup vécu chez les grandes personnes. Je les ai vues de très près. Ça n’a pas trop amélioré mon opinion.

Quand j’en rencontrais une qui me paraissait un peu lucide, je faisais l’expérience sur elle de mon dessin n°1 que j’ai toujours conservé. Je voulais savoir si elle était vraiment compréhensive. Mais toujours elle me répondait : « C’est un chapeau. » Alors je ne lui parlais ni de serpents boas, ni de forêts vierges, ni d’étoiles. Je me mettais à sa portée. Je lui parlais de bridge, de golf, de politique et de cravates. Et la grande personne était bien contente de connaître un homme aussi raisonnable…
Friday, February 13th, 2009
9:10 pm
[dimrub]
Итоги первого задания
Итак, комменты в предыдущем посте расскринены. Первый кусочек оказался совсем-совсем простым, так что даже я, сто лет не трогавший французского, все перевел без словаря (и у остальных участников проблем тоже, как я погляжу, не возникло). Посмотрим, если так и дальше пойдет, можно будет ускорить темп, и, пройдя быстро эту книгу, взяться за что-нибудь чуть посложнее.

Единственное непонятное мне место - вот оно (если у кого-нибудь есть какие-то соображения - прошу высказывать):

> cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d’être consolée.

К чему тут относится elle? Не к Леону Верту же (он же не женщина). И не безличное местоимение (потому как там мужской род используется). Значит, ко Франции? Т.е. кого надо утешать - Францию?

Завтра будет следующий отрывок.
Saturday, February 7th, 2009
1:09 pm
[dimrub]
Le Petit Prince - la 1ere piece
Ответ на это задание должен быть послан до 14-го февраля, тогда же будет выдано следующее задание.

Мы начнем с малого, сегодня - только посвящение. Если увидим, что этого мало, на следующей неделе увеличим темп. Напоминаю, что те, кому по какой-то причине не нравится идея чтения данного текста, могут открыть свою группу в рамках сообщества. Все, что для этого надо делать - запостить объявление об открытии группы с указанием читаемой книги, предполагаемой сложности и темпа продвижения.

Поскольку эта группа посвящена изучению языка, а не совершенствованнию мастерства перевода, не стоит налегать на литературность перевода, а, наоборот, стоит оставаться по возможности ближе к тексту.

À Léon Werth.



Je demande pardon aux enfants d’avoir dédié ce livre à une grande personne. J’ai une excuse sérieuse : cette grande personne est le meilleur ami que j’ai au monde. J’ai une autre excuse : cette grande personne peut tout comprendre, même les livres pour enfants. J’ai une troisième excuse : cette grande personne habite la France où elle a faim et froid. Elle a besoin d’être consolée. Si toutes ces excuses ne suffisent pas, je veux bien dédier ce livre à l’enfant qu’a été autrefois cette grande personne. Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants. (Mais peu d’entre elles s’en souviennent.) Je corrige donc ma dédicace :

À Léon Werth
quand il était petit garçon.
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